Maître Maëva Achache
Avocate en successions, installée dans le 16ᵉ arrondissement. Elle défend les héritiers : reconnaissance des droits, contestation d’un testament, partage bloqué ou indivision s’éternise.
Une succession met rarement d’accord tout le monde. Un testament qui surprend, un héritier écarté, des comptes qui ne tombent pas juste : le deuil se double alors d’un conflit, parfois de plusieurs. C’est précisément le terrain de Maître Maëva Achache, qui reçoit dans le 16ᵉ arrondissement.
§ 1Faire reconnaître ses droits d’héritier
Première mission : établir votre qualité. Cela paraît évident, ça ne l’est pas toujours — famille recomposée, filiation contestée, enfant d’un premier lit, conjoint survivant dont la part se discute. L’avocate reconstitue la dévolution, réunit les pièces d’état civil et fait valoir votre position auprès du notaire comme, s’il le faut, devant le juge.
Vient ensuite l’obtention effective de ce qui vous revient. Car un droit reconnu sur le papier ne se transforme pas toujours en versement : encore faut-il que les biens soient inventoriés, évalués, puis répartis.
§ 2Contester un testament
C’est l’un des motifs les plus fréquents de consultation. Un acte peut être remis en cause pour plusieurs raisons : vice de forme, insanité d’esprit au moment de la rédaction, pression exercée sur le testateur, ou atteinte à la réserve héréditaire — cette part que la loi garantit aux enfants et dont nul ne peut les priver totalement.
◇ Bon à savoir
La réserve dépend du nombre d’enfants : la moitié du patrimoine avec un enfant, les deux tiers avec deux, les trois quarts au-delà. Le surplus, la quotité disponible, peut être librement légué.
§ 3Débloquer un partage ou une indivision
Autre situation classique : plus personne ne s’entend, et le dossier s’enlise. Un cohéritier refuse de vendre, occupe le logement sans rien verser, ou conteste les évaluations. L’indivision devient alors une prison — chacun détient une part, personne ne décide seul.
Plusieurs leviers existent. La négociation d’abord, souvent la plus rapide. À défaut, l’action en partage judiciaire permet de sortir de l’impasse, au besoin par la vente du bien. Quand un héritier a puisé dans les comptes ou perçu des libéralités non déclarées, le rapport et la réduction rétablissent l’équilibre.
§ 4Les délais à ne pas laisser filer
Le temps compte. L’option — accepter, refuser, accepter à concurrence de l’actif net — s’exerce dans un cadre précis, et un héritier peut être sommé de se prononcer. L’action en réduction, elle, se prescrit par cinq ans à compter de l’ouverture. Attendre, c’est parfois renoncer sans le vouloir.
△ Attention
Accepter purement et simplement engage sur les dettes du défunt, au-delà même de ce que vous recevez. En cas de passif incertain, l’acceptation à concurrence de l’actif net protège votre patrimoine personnel.
§ 5Comment se déroule un dossier
Tout commence par un état des lieux : acte de décès, testament éventuel, comptes, actes notariés, patrimoine connu. De cette lecture naît une évaluation franche — ce qui est acquis, ce qui se plaide, ce qui reste à prouver.
Le plus souvent, la voie amiable est privilégiée : un échange bien mené avec le notaire ou les autres parties règle beaucoup de choses, sans procès. Lorsque le blocage persiste, la procédure prend le relais, préparée pièce par pièce.
§ 6Trois réflexes utiles
Conservez tout : relevés, courriers, échanges avec le notaire, photos des biens. Ce qui semble anodin fonde parfois une demande, des années plus tard. Ensuite, méfiez-vous des accords verbaux entre proches — ils s’évaporent dès que les intérêts divergent. Enfin, consultez tôt : une position prise à la légère au début se rattrape difficilement.
FAQQuestions fréquentes
Dans quels cas la consulter ?
Reconnaissance de la qualité d’héritier, contestation d’un testament, partage bloqué, indivision conflictuelle ou soupçon de détournement.
Peut-on vraiment contester un testament ?
Oui, pour vice de forme, insanité d’esprit, pression sur le testateur ou atteinte à la réserve héréditaire. Chaque motif suppose des preuves solides.
Qu’est-ce que la réserve héréditaire ?
La part du patrimoine réservée aux enfants par la loi. Elle varie selon leur nombre et ne peut être supprimée par un legs.
Comment sortir d’une indivision ?
Par un accord amiable ou, à défaut, une action en partage judiciaire, qui peut aboutir à la vente du bien.
Où se trouve le cabinet ?
Au 2 rue de Sontay, dans le 16ᵉ. Prise de rendez-vous au 01 44 17 88 00 ou via son site.
Un héritage à défendre ?
Testament contesté, partage bloqué, indivision sans issue : le cabinet analyse votre situation et vous donne les moyens de faire valoir vos droits.
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